extrait article le monde informatique

L’offre actuelle comporte cinq Cloud Paks :

  1. Cloud Pak for Data pour la gestion des données,
  2. Cloud Pak for Application pour la gestion des applications,
  3. Cloud Pak for Integration pour la gestion de l’intégration,
  4. Cloud Pak for Automation pour la gestion de l’automatisation
  5. Cloud Pak Multicloud Management pour la gestion de clouds multiples.

Les kits comprendront aussi les produits DB2, WebSphere, API Connect, Watson Studio, Cognos Analytics d’IBM et d’autres encore.

De plus, IBM a déclaré qu’il rendra ses mainframes IBM Z et IBM LinuxONE compatibles avec Red Hat OpenShift Container Platform. « Ensemble, ces deux plates-formes alimentent environ 30 milliards de transactions par jour dans le monde », a déclaré IBM.  L’un des objectifs de l’entreprise est d’augmenter la densité des conteneurs et de faciliter la construction d’applications conteneurisées qui peuvent se mettre à l’échelle verticalement et horizontalement. « L’idée est de faire en sorte que les clients utilisent les logiciels IBM compatibles OpenShift comme blocs de base pour transformer leurs entreprises et qu’ils réalisent leurs développements dans des environnements hybrides et multicloud », a déclaré Hillery Hunter, VP & CTO d’IBM Cloud dans un blog IBM à propos de cette annonce.

Des changements attendus mais très importants

« OpenShift constitue la couche d’orchestration sous-jacente de Kubernetes et de Container supportant le logiciel conteneurisé », a-t-elle écrit. Ajoutant qu’en installant les Cloud Paks sur Red Hat OpenShift, IBM étend immédiatement sa portée. « C’est également sur OpenShift que sont traités les services courants de journalisation, de comptage et de sécurité exploités par les Cloud Paks d’IBM et qui permettent aux entreprises de gérer et de comprendre efficacement leur charge de travail », a encore précisé Hillery Hunter.

Selon les analystes, ces changements étaient attendus, mais ils restent toujours extrêmement importants pour l’entreprise si elle veut assurer le succès de son acquisition. « Nous attendions forcément qu’IBM et Red Hat prennent les décisions les plus évidentes, et c’est ce qui se passe », a déclaré Lee Doyle, analyste principal chez Doyle Research. « Le défi consistera à approfondir les intégrations et à porter la technologie à un niveau supérieur. Ce que feront IBM et Red Hat dans les six mois à un an à venir sera critique ».

En route vers l’Enterprise Cloud Company

Ces dernières années, la stratégie d’IBM était essentiellement centrée sur le cloud et l’informatique cognitive. Son point de vue à propos des fournisseurs de cloud comme AWS, Microsoft Azure et Google Cloud c’est que seulement 20% des charges de travail de l’entreprise ont jusqu’à présent migré vers le cloud, et ce sont les 20% les plus faciles à migrer. « Le reste, soit 80 %, concerne les charges de travail complexes, les applications héritées, souvent basées sur des mainframes, qui servent depuis des décennies à gérer les opérations bancaires et les grandes entreprises », comme l’a écrit David Terrar, conseiller exécutif pour Bloor Research. « La question est donc de savoir comment engager le reste de cette transformation ? »

De ce point de vue, IBM dispose d’une expertise en matière d’entreprise et de relations client que ses concurrents n’ont pas. « Cela fait un certain temps qu’IBM parle de clouds et de multicloud hybrides à ces clients, et le rachat de Red Hat vient un peu comme une injection de stéroïdes dans sa stratégie », a encore écrit David Terrar. « Si l’on ajoute à cela l’automatisation et le positionnement cognitif d’IBM avec Watson, et la réussite opérationnelle d’implémentations de chaînes de blocs de classe entreprise comme TradeLens et le réseau Food Trust, on peut avancer qu’IBM est en train de se positionner comme une ‘Enterprise Cloud Company’ », a-t-il ajouté.

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